Structure de soins spécialisée dans l’imagerie Ophtalmologique et dans la prise en charge des maladies rétiniennes
Traitement pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge de débutante et intermédiaire.
La photobiomodulation (PBM) aussi appelée luminothérapie, est une approche thérapeutique pour le traitement de différentes maladies rétiniennes et notamment la dégénérescence maculaire liée à l’âge débutante ou intermédiaire. Cette procédure thérapeutique a récemment obtenu l’approbation de la FDA (Food and Drug Administration) aux Etats Unis.
La photobiomodulation (PBM) aussi appelée luminothérapie, est une approche thérapeutique pour le traitement de différentes maladies rétiniennes et notamment la dégénérescence maculaire liée à l’âge débutante ou intermédiaire. Cette procédure thérapeutique a récemment obtenu l’approbation de la FDA (Food and Drug Administration) aux Etats Unis.
Elle consiste à l’utilisation d’une lumière diffuse proche de l’infra-rouge, de faible puissance, capable de « régénérer » les cellules de la rétine et notamment de l’épithélium pigmentaire, conduisant éventuellement à une amélioration du tableau clinique.
Le système utilisé au Centre Rabelais est le VALEDA Air Light Delevery System. Le traitement est adressé aux patients présentant des drüsen séreux confluents, des décollements de l’épithélium pigmentaire drusénoïdes et des drüsen réticulés.
La procédure thérapeutique consiste en 3 séances sur 3 semaines réalisées à 1 jour d’intervalle.
Les patients doivent avoir au moins 50 ans et ne doivent présenter aucun trouble neurologique possiblement lié à l’exposition à des lumières intenses (épilepsie).
La durée du traitement ne dépasse pas les 5 minutes. Un bilan rétinien complet de base sera réalisé avant le début du traitement et une évaluation du résultat sera réalisée à 6 mois. Il est possible que le traitement puisse être répété une à deux fois au cours de la première année.
Les résultats de la PBM consistent en un ralentissement de la formation de l’atrophie, une augmentation de l’acuité visuelle, une augmentation de la sensibilité aux contrastes ainsi qu’une réduction du volume occupé par les amas dégénératifs (drüsen).
Bien que l’amélioration de ces paramètres cliniques ait pu être démontrée, il ne faut pas oublier que chaque patient pourra avoir une réponse tout à fait unique au traitement : il ne faut donc pas s’attendre que le résultat soit identique chez tous les patients.
Effets secondaires : aucun effet secondaire n’a pu être enregistré fait exception pour une vision floue et des troubles visuels temporaires essentiellement liés à l’éblouissement. Les troubles visuels sont normalement de courte durée et temporaires.
La Photothérapie Dynamique (PDT) à la Visudyne (vertéporfine) est un traitement oculaire consistant à administrer par voie intraveineuse un médicament photosensibilisant (Visudyne), puis à activer ce produit au niveau de la rétine grâce à un laser diode à lumière froide de longueur d’onde 689 nm.
Cette activation provoque une réaction photochimique ciblée entraînant l’occlusion sélective de néovaisseaux pathologiques, tout en préservant au maximum les tissus rétiniens avoisinants.
Objectif du traitement
La PDT permet de détruire ou fermer sélectivement des néovaisseaux ou des zones d’hyperperméabilité choroïdienne, de stabiliser ou améliorer l’acuité visuelle, et de réduire l’œdème maculaire d’origine vasculaire ou inflammatoire.
Indications
Les principales indications incluent notamment :
Aujourd’hui, la PDT peut rester une option alternative ou complémentaire lorsque les anti-VEGF sont insuffisants, notamment dans la choroïdopathie polypoïdale.
Pour quels patients ?
Le profil typique correspond à des patients présentant une CSC chronique persistante, un épanchement maculaire supérieur à 3 mois, une néovascularisation choroïdienne atypique, ou une intolérance / réponse insuffisante aux anti-VEGF.
Examen préalable indispensable
Mécanisme d’action
La Visudyne, activée par le laser, génère des radicaux oxygénés cytotoxiques et une thrombose locale contrôlée. Le résultat attendu est une occlusion des néovaisseaux anormaux sans destruction des photorécepteurs ou de la choroïde saine autour.
Résultats attendus
Dans la CSC chronique, on attend une résorption du liquide sous-rétinien, un gain ou une stabilisation visuelle, et une diminution du risque d’évolution atrophique.
Dans la néovascularisation choroïdienne, la PDT vise une stabilisation de l’acuité visuelle et une réduction de l’exsudation, avec possibilité de potentialisation par association aux anti-VEGF (thérapies combinées).
L’injection intra-vitréenne (IVT) est un geste médical ophtalmologique qui consiste à injecter un médicament directement dans le vitré, la substance gélatineuse qui remplit l’intérieur de l’œil. Ce geste permet au traitement d’agir rapidement et efficacement sur la rétine.
Pourquoi réalise-t-on ce type d’injection ? L’IVT est utilisée pour traiter plusieurs maladies de la rétine, notamment la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) humide, l’œdème maculaire (lié au diabète, à une occlusion veineuse, etc.), la rétinopathie diabétique, certaines infections intraoculaires (endophtalmies) et certains troubles inflammatoires de la rétine.
Les médicaments les plus couramment administrés sont principalement les anti-VEGF (anti-facteur de croissance vasculaire) et certains corticoïdes intraoculaires sous forme spécifique.
Effets bénins et fréquents : sensation de grain de sable, rougeur de l’œil, dépôts flottants temporaires et légère douleur ou gêne.
Complications rares mais graves (nécessitent une consultation urgente) : diminution brutale de la vision, douleur intense, forte rougeur, sensation de voile noir ou d’éclairs lumineux. Ces symptômes peuvent évoquer une infection (endophtalmie) ou un décollement de rétine.
Recommandations après l’injection : éviter de se frotter l’œil pendant 24–48 heures, ne pas se baigner le jour même, porter des lunettes de protection en cas d’environnement poussiéreux, poursuivre les collyres prescrits et contacter immédiatement votre ophtalmologiste en cas de symptôme inhabituel.
Fréquence des injections : selon la maladie et la réponse au traitement, les injections peuvent être mensuelles, espacées progressivement (« treat & extend ») ou réalisées en cures selon un calendrier défini par l’ophtalmologiste.
Bénéfices attendus : stabilisation ou amélioration de la vision, réduction de l’œdème maculaire et contrôle de la prolifération anormale des vaisseaux rétiniens. L’objectif principal est de préserver la vision à long terme.
• L’Angiographie est un examen fondamental dans l’arbre décisionnel diagnostique des pathologies rétiniennes qui permet de visualiser les vaisseaux de la rétine à l’aide d’un colorant de contraste injecté par voie intraveineuse dans le bras.
• Le fond d’œil est ensuite éclairé avec une certaine lumière qui rendra le produit fluorescent . La prise de photographie durant cette séquence permettra d’établir une cartographie des vaisseaux de la rétine pour dépister différentes anomalies.
• L’angiographie peut être réalisée avec deux catégories de colorants de contraste , chacun possédant des spécificités :
• La fluorescéine est un colorant jaune, le plus couramment utilisé. Il permet de mettre en évidence tous les petits vaisseaux qui irriguent la rétine.
• Angiographie à la fluorescéine chez un patient atteint de DMLA humide : Le colorant met en évidence la présence d’une structure vasculaire anormale dans la rétine appelée néovaisseaux au temps précoce de la séquence .
• Ce colorant vert est utilisé spécifiquement pour visualiser le réseau vasculaire situé sous la rétine qu’on appelle la choroïde.

• Instillation de collyre pour dilater la pupille offrant des prises de vues plus étendues de la rétine
• OCT MACULAIRE :
• La tomographie à cohérence optique est une technique d’imagerie non contact , non invasive et indolore permettant d’obtenir des images en coupes de la rétine dans toute son épaisseur . Elle s’apparente à une échographie optique et enregistre le temps de retour de lumière qui se réfléchit sur le tissu .
• Son importante résolution permet d’obtenir une segmentation des différentes couches de la rétine , d’en observer les différentes modifications et de quantifier l’épaisseur rétinienne
Image en coupe d’un OCT normal
Image en coupe en OCT d’une DMLA humide avec présence de Neovaisseaux choroïdiens dans la rétine .
• OCT DU NERF OPTIQUE:
• Mesure de l’épaisseur des fibres optiques :
• La tomographie à cohérence optique (Optical Coherent Tomography) permet de mesurer l’épaisseur du tissu nerveux à la surface de la rétine et plus particulièrement autour de la tête du nerf optique. L’examen OCT est capable de dépister les signes précoces de souffrances du nerf optique dans les cas de glaucome débutant avant même l’apparition d’une détérioration du champ visuel.
• Mesure de l’épaisseur des couches ganglionnaires :
• La couche des cellules ganglionnaires est située juste en dessous de la couche des fibres optiques.
• On observe des pertes de 40 à 50% des cellules ganglionnaires avant une atteinte du champ visuel.
• L’association de la mesure des fibres optiques et de l’épaisseur des couches ganglionnaires maculaires augmente la sensibilité diagnostique du glaucome au stade le plus précoce.
• Lorsque le nerf optique souffre, ses fibres nerveuses s’amincissent sans pouvoir ultérieurement se régénérer. L’atteinte du champ visuel commence toujours par la périphérie avec une efficience visuelle centrale préservée et cela sans aucun symptôme perçu. On considère qu’il faut perdre 70% de ces fibres nerveuses pour avoir un impact sur le champ visuel central.
• La neuropathie glaucomateuse est souvent associée à des problèmes tensionnels mais pas seulement, il existe également une forme de glaucome dite à pression normale.
• L’irréversibilité de la perte des fibres associée au coté asymptomatique du glaucome renforce l’intérêt d’un dépistage précoce de la maladie afin de mettre en place une thérapeutique lorsque cela est nécessaire.
• L’OCT est donc un outil intéressant pour le dépistage du glaucome et également pour le suivi des patients glaucomateux en association avec l’examen du champ visuel.


Le laser maculaire désigne l’utilisation d’un laser de faible puissance, photocoagulateur ou micropulsé, appliqué à la région maculaire de la rétine afin de traiter l’œdème maculaire, stabiliser la perméabilité vasculaire, réduire l’exsudation et préserver la vision centrale. Selon la technologie et l’indication, il peut s’agir d’un laser thermique conventionnel (argon / diode), d’un laser micropulsé (subseuil, sans brûlure visible) ou, dans certains cas, d’une photothérapie dynamique (PDT).
Objectif du traitement : réduire l’œdème maculaire, stabiliser la vision centrale, limiter l’hyperperméabilité vasculaire et prévenir une aggravation de la baisse visuelle. Le laser est souvent utilisé en complément d’un traitement par anti-VEGF ou en alternative lorsque ceux-ci sont insuffisants, mal tolérés ou non disponibles.
Indications : œdème maculaire diabétique, œdème maculaire d’origine vasculaire après occlusion veineuse rétinienne, fuites focales liées à des micro-anévrismes actifs, certaines formes de choroïdopathie séreuse centrale (en particulier avec laser micropulsé subseuil) et quelques indications sélectionnées comme certaines télangiectasies maculaires ou néovaisseaux excentrés.
Pour quels patients ? Le laser maculaire est proposé chez des patients présentant un œdème maculaire persistant ou récidivant, notamment les patients diabétiques, ceux ayant présenté une occlusion veineuse rétinienne ou une exsudation chronique, en particulier lorsque la réponse aux anti-VEGF est incomplète ou que les injections intravitréennes répétées sont difficiles.
Évaluation préalable indispensable : un OCT maculaire, un examen du fond d’œil, une angiographie fluorescéinique en cas de recherche de foyer actif et la mesure de l’acuité visuelle sont nécessaires avant le traitement.
Déroulement du traitement : la séance dure en général de 5 à 15 minutes, en ambulatoire, sans incision. Après dilatation pupillaire, le patient est installé au laser avec une lentille de contact maculaire et le médecin applique des impacts thermiques discrets (laser conventionnel) ou des impacts sub-seuil invisibles (laser micropulsé). La reprise des activités est immédiate, un contrôle OCT étant prévu dans les semaines suivantes.
Types de lasers utilisés : le laser thermique classique (argon, diode) fonctionne par coagulation avec risque de cicatrice rétinienne et est aujourd’hui réservé à des foyers excentrés ou des fuites très localisées ; le laser micropulsé subseuil délivre l’énergie par trains très courts sans brûlure visible, afin de préserver au mieux la macula centrale ; la PDT à la Visudyne peut être considérée comme une forme élargie de traitement maculaire dans la CSC persistante ou certaines formes de pachychoroïde / polypoïdale.
Résultats attendus : on attend une réduction progressive de l’œdème maculaire, une stabilisation ou un gain visuel, une diminution du nombre d’injections anti-VEGF nécessaires et une meilleure préservation de la macula centrale, en particulier avec le laser micropulsé. Les résultats sont généralement évalués entre 6 et 12 semaines après la séance.
Suites et suivi : la reprise d’une vie normale est immédiate après la séance. Un suivi régulier avec OCT et contrôle de l’acuité visuelle est organisé par votre ophtalmologiste pour adapter le traitement si nécessaire.
Le laser rétinien périphérique est un traitement utilisant un laser photocoagulateur appliqué sur la rétine périphérique. Il permet de solidifier la rétine, de traiter ou de prévenir une déchirure, de réduire les zones ischémiques et de prévenir le décollement de rétine. Les impacts laser créent de petites cicatrices adhésives entre la rétine et la choroïde.
Objectif du traitement : générer une réaction thermique contrôlée afin de créer une cicatrice adhérente qui stabilise la rétine périphérique, empêche l’extension d’une déchirure ou d’un décollement débutant et, dans certains cas, détruire des zones ischémiques pour limiter la formation de néovaisseaux.
Indications principales : déchirures rétiniennes en fer à cheval, trous atrophiques symptomatiques, déchirures avec décollement débutant, prévention du décollement de rétine chez les yeux à risque (myopie forte, antécédent de décollement sur l’autre œil, dégénérescence latticée), traitement de zones ischémiques dans la rétinopathie diabétique ou les occlusions veineuses rétiniennes, et consolidation après chirurgie ou vitrectomie.
Pour quels patients ? Il s’adresse aux patients présentant une déchirure rétinienne récente ou des symptômes d’alerte (éclairs lumineux, apparition brutale de nombreuses « mouches volantes », sensation de voile ou d’ombre dans le champ visuel), ainsi qu’aux patients à haut risque de décollement (forte myopie, antécédents familiaux ou œil controlatéral déjà opéré).
Diagnostic préalable indispensable : un examen du fond d’œil sous dilatation, associé à l’utilisation d’un verre à trois miroirs ou d’une lentille grand champ, permet de localiser précisément les lésions et d’évaluer l’étendue du traitement nécessaire.
Type de laser utilisé : un laser multispot (pattern) est généralement utilisé, permettant un traitement plus rapide et souvent mieux toléré.
Résultats attendus : la formation d’adhérences rétino-choroïdiennes se met en place en 7 à 15 jours, stabilisant la rétine et prévenant efficacement de nombreux décollements évolutifs. Dans les pathologies vasculaires périphériques, le laser permet également de stabiliser les angiopathies et de réduire le risque d’hémorragie ou de néovascularisation.
Le laser SLT (Selective Laser Trabeculoplasty) est une technique utilisée pour traiter le glaucome à angle ouvert. Il s’agit d’un laser non invasif et sélectif qui cible certaines cellules pigmentées du trabéculum, zone de drainage de l’œil, afin d’améliorer l’écoulement de l’humeur aqueuse et de diminuer la pression intraoculaire.
Comment fonctionne le SLT ? Le SLT utilise un laser Nd:YAG en mode Q-Switch, de faible énergie et de très courte durée, sélectif pour les cellules riches en mélanine du trabéculum. Le principe repose sur la sélectivité photo-thermique : le laser stimule les cellules pigmentées sans brûlure ni dommage structurel, active les macrophages, induit un remodelage des tissus trabéculaires et améliore le drainage de l’humeur aqueuse, ce qui permet une baisse progressive de la pression intraoculaire en quelques semaines.
Déroulement de la procédure : la séance dure en moyenne 5 à 10 minutes, en consultation, sous anesthésie locale par collyre. Une lentille de contact spéciale est posée sur l’œil et les impacts sont appliqués sur 180° ou 360° du trabéculum. Le patient repart le jour même.
Indications : glaucome primitif à angle ouvert en première intention ou en complément d’un traitement médical, hypertension oculaire chez les patients à risque de glaucome, intolérance ou mauvaise observance aux collyres, contrôle insuffisant malgré un traitement local et alternative à une chirurgie filtrante plus invasive.
Avantages : traitement non invasif et généralement indolore, sans dommage permanent au trabéculum, pouvant être répété si nécessaire, avec possibilité de réduire ou d’arrêter certains collyres hypotenseurs. Les effets secondaires sont rares et le résultat peut être durable de 1 à 5 ans selon les patients.
Limites et contre-indications : l’efficacité est variable d’un patient à l’autre et peut diminuer avec le temps ; l’effet maximal apparaît après quelques semaines. Le SLT est contre-indiqué dans le glaucome à angle fermé non traité, en cas d’inflammation oculaire active ou lorsque le trabéculum est très peu pigmenté.
Effets secondaires possibles : légère inflammation traitée par collyres, augmentation temporaire de la pression intraoculaire, gêne ou rougeur oculaire dans les heures suivant la séance, le plus souvent transitoires.
Résultats : on observe en moyenne une baisse de la pression intraoculaire de l’ordre de 20 à 30 %, avec un taux de succès initial élevé chez la majorité des patients, ce qui peut retarder ou éviter le recours à une chirurgie plus invasive.
Le laser IP (iridotomie périphérique) est un acte ophtalmologique qui consiste à créer une micro-ouverture dans l’iris afin de permettre au liquide intraoculaire (humeur aqueuse) de circuler plus librement entre la chambre postérieure et la chambre antérieure de l’œil. Il s’agit d’un traitement préventif ou curatif du glaucome par fermeture de l’angle.
Objectif de l’intervention : lorsque l’angle irido-cornéen est fermé, l’humeur aqueuse s’accumule derrière l’iris et la pression intraoculaire augmente. L’iridotomie périphérique rétablit la communication entre les chambres de l’œil, réduit la pression, évite les crises aiguës de glaucome et limite le risque de complications irréversibles.
Indications principales : traitement du glaucome aigu par fermeture de l’angle, du glaucome chronique par fermeture de l’angle et de certaines hypertonies oculaires avec angle étroit. En prévention, le laser IP est proposé aux patients présentant des angles anatomiquement étroits, un risque élevé de bloc pupillaire, des antécédents personnels ou familiaux de glaucome aigu ou un iris bombé de type « iris plateau ».
Cas particuliers : l’iridotomie peut être réalisée avant certaines chirurgies oculaires chez des patients à angle très étroit ou après certains traitements susceptibles d’induire un bloc pupillaire.
Pour quels patients ? Il concerne le plus souvent des personnes de plus de 40 ans, des patients hypermétropes dont les yeux sont anatomiquement plus courts avec un angle étroit, ou des yeux présentant une prédisposition structurelle à la fermeture de l’angle.
Évaluation préalable indispensable : un examen à la lampe à fente, la mesure de la pression intraoculaire, une gonioscopie (visualisation directe de l’angle) et, dans certains cas, un OCT de l’angle sont nécessaires pour confirmer l’indication.
Types de lasers utilisés : un laser Argon thermique peut parfois être utilisé pour amincir ou préparer un iris épaissi, mais le laser le plus employé est le Nd:YAG photodisruptif, qui permet de créer l’orifice dans l’iris. Dans certains cas, une combinaison Argon + YAG est réalisée.
Résultats attendus : on observe généralement une chute rapide de la pression intraoculaire, la prévention des récidives de fermeture de l’angle et la stabilisation du glaucome dans de nombreux cas. L’orifice créé reste en principe perméable à long terme mais nécessite un suivi régulier.
Suites et recommandations : des collyres anti-inflammatoires sont prescrits pendant quelques jours, avec contrôle de la pression et du bon fonctionnement de l’orifice. Un suivi rapproché est organisé dans les heures suivant le geste en cas de crise aiguë, puis à une à deux semaines, puis régulièrement par la suite.
La capsulotomie au laser YAG est un acte ophtalmologique consistant à ouvrir la capsule postérieure du cristallin après chirurgie de la cataracte, lorsqu’elle s’est opacifiée. Cette opacification, appelée opacification capsulaire postérieure (OCP) ou « cataracte secondaire », entraîne une baisse de la qualité visuelle. Le laser YAG permet de restaurer la transparence sans recourir à une nouvelle chirurgie intraoculaire.
Objectif du traitement : après l’implantation d’un cristallin artificiel (implant intraoculaire), la capsule postérieure peut devenir opaque avec le temps. La capsulotomie crée une ouverture centrale dans cette capsule afin que la lumière retrouve un trajet clair vers la rétine, ce qui améliore l’acuité et le contraste visuels.
Indication principale : opacification capsulaire postérieure visuellement gênante, responsable d’une baisse de vision, de vision floue ou troublée, de halos ou d’éblouissements et d’une acuité insuffisante pour la conduite, la lecture ou les activités de la vie courante. Elle est également indiquée lorsque la baisse de qualité visuelle après cataracte impacte le quotidien ou rend difficile l’examen du fond d’œil.
Pour quels patients ? Le traitement concerne les patients déjà opérés de cataracte chez lesquels l’opacification capsulaire survient généralement entre 6 mois et plusieurs années après l’intervention, plus fréquemment chez les sujets jeunes ou présentant une inflammation oculaire. Une évaluation pré-opératoire est indispensable pour mesurer l’acuité visuelle, confirmer l’opacification, vérifier l’absence de contre-indication et examiner le fond d’œil si possible.
Type de laser utilisé : la capsulotomie est réalisée au laser Nd:YAG (Neodymium-doped Yttrium Aluminium Garnet), un laser photodisruptif qui crée une micro-destruction contrôlée du tissu capsulaire afin d’ouvrir la capsule postérieure.
Résultats attendus : l’amélioration visuelle est habituellement rapide, en quelques heures à quelques jours, avec une vision plus nette et plus lumineuse, une diminution des halos et des brouillards et une récupération proche de l’acuité visuelle antérieure. L’ouverture capsulaire est en général définitive et ne récidive pas.
Effets secondaires possibles : les effets les plus fréquents sont bénins et transitoires, comme de légers corps flottants (myodésopsies), des éblouissements passagers, un flou visuel temporaire ou une irritation oculaire.
Suites et recommandations : la reprise des activités normales est immédiate après la séance. Des collyres anti-inflammatoires peuvent être prescrits. Un contrôle est réalisé dans l’heure ou la journée en cas de risque de montée tensionnelle, puis à quelques jours (autour de J7) selon le protocole de votre ophtalmologiste.
Eyelight est un dispositif médical utilisant la lumière LED à haute intensité (photobiomodulation) pour traiter les troubles liés à la surface oculaire, en particulier la dysfonction des glandes de Meibomius (DGM), la sécheresse oculaire évaporative et certains états inflammatoires des paupières et annexes. Il s’agit d’un traitement non invasif, indolore et sans contact direct avec l’œil.
Principe du traitement : le dispositif utilise une technologie de luminothérapie ciblée (LLLT — Low Level Light Therapy). Les LED chauffent doucement la région palpébrale, ce qui améliore la fluidité du meibum et la qualité du film lacrymal, stimule les glandes de Meibomius et leur sécrétion lipidique, réduit l’inflammation locale et stabilise le film lacrymal en diminuant l’évaporation excessive des larmes.
Indications principales : sécheresse oculaire évaporative, dysfonction des glandes de Meibomius (obstruction, hyposecrétion lipidique, inflammation chronique), blépharite postérieure, complément après traitement par IPL ou sondage meibomien pour optimiser la qualité du meibum, intolérance aux lentilles de contact liée à un film lacrymal instable et symptômes d’inconfort oculaire tels que brûlures, sécheresse, fluctuations visuelles ou fatigue oculaire.
Pour quels patients ? Le traitement s’adresse aux patients présentant une sécheresse oculaire chronique, une DGM modérée à sévère, une vision fluctuante en fin de journée, une sensation de grains de sable, des paupières inflammatoires ou croûteuses, une intolérance aux écrans ou aux lentilles, ou encore des antécédents de chirurgie réfractive avec sécheresse persistante. Il convient bien aux patients sensibles car il est non invasif et indolore, et constitue une alternative lorsque les collyres et compresses chaudes sont insuffisants. Il peut être proposé à l’adulte et parfois à l’adolescent selon l’indication médicale.
Nombre de séances : les protocoles les plus utilisés reposent sur 4 séances espacées d’une semaine, puis des séances d’entretien une à deux fois par an selon l’évolution des symptômes.
Résultats attendus : à court terme, on observe généralement une sensation de confort améliorée, une diminution de la brûlure et de la rougeur ainsi qu’un film lacrymal plus stable. À moyen terme, la qualité du meibum s’améliore, les symptômes chroniques régressent et la tolérance aux écrans et aux lentilles est meilleure. À long terme, l’objectif est de stabiliser la DGM et de réduire la fréquence des poussées inflammatoires.
• Elle correspond à un cliché couleur du fond d’œil à un instant permettant à l’ophtalmologiste de réaliser des comparaisons dans le temps.
•Rétinographie Confocale avec Angle de vue de 65°:





• Elle correspond à une nouvelle technologie qui permet d'obtenir des clichés couleur du fond d’œil de 200° avec une visualisation d'une grande partie de la périphérie rétinienne de manière instantanée sur un seul et même cliché .Cette prouesse technologie est permise grâce à l'usage d'un Miroir ellipsoïdale qui nous permet de réaliser un cliché visualisant la rétine périphérique , souvent siège de nombreuses lésions .
Rétinographie Optos grand Champ de 200°
•l'imagerie plus accessible de la périphérie rétinienne permet de mieux évaluer et suivre les lésions rhegmatogènes, en association avec l'examen du Fond d'oeil conventionnel ,et qui peuvent parfois faire l'objet d'un traitement laser pour circonscrire l'évolution de ces lésions .
Belle déchirure en Fer à cheval entourée par un barrage laser
•Un module Angiographique est également disponible et nous permet de réaliser une imagerie plus étendue de l'état vasculaire de la périphérie rétinienne en comparaison avec les angiographies traditionnelles .

Angiographie à la Fluorescéine Grand champ d'une occlusion de branche veineuse mettant en évidence une ischémie rétinienne périphérique d'aspect plus étendue qu'en Angiographie conventionnelle .
En pratique, on retient que lorsqu’une cornée est épaisse on a tendance à surestimer les chiffres tensionnels et à sous estimer la pression intraoculaire lorsque la cornée est fine.
•Pachymétrie cornéenne non contact par OCT
•Epi-Mapping : Cartographie d'épaisseur de l'épithélium Cornéen
•L’épi-mapping est une topographie d’épaisseur d’une couche de la cornée appelée l’épithélium .
•L’épithélium cornéen est la couche la plus en antérieure de la cornée qui est directement au contact avec le film lacrymal . L’épithélium cornéen est connu pour sa capacité à moduler son épaisseur de manière compensatoire pour assurer un certain équilibre dans la biomécanique cornéenne ou dans les processus cicatriciels .
La lecture de cette carte d’épaisseur de l’épithélium est riche d’information sur les modifications cornéennes pathologiques ou compensatrices après une chirurgie réfractive ou dans le dépistage du kératocône ou l’on observe un amincissement de l’épithélium en regard de la zone de déformation cornéenne mais également parfois une hyperplasie (augmentation de son épaisseur) dans la région opposée au cône.
•Epi-Mapping ci-dessus d'une cornée présentant un Kératocône en comparaison avec la pachymétrie cornéenne totale et la topographie cornéenne
Centre Ophtalmologique Rabelais
2, Rue Antoine de Saint-Exupéry
69002 Lyon
04 78 95 09 08
Accès: Proche Bus/Métro
Lignes de métro : A et D
Bus : C20, C9, C10
Et 40 / 15 / 35
Prendre Rendez-vous:
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Et Le Vendredi de 9h à 17h00
SELARL de Médecins inscrite Sous le N ° 69/12919 au tableau de l'ODM du Rhône Ce site respecte la charte du CNOM applicable aux sites professionnels de médecins.
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